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LA ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE CONTINENTALE AFRICAINE, PRÉSENTÉ AUX DIPLOMATES.

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Dans le cadre de la conférence diplomatique, organisée par le ministère des affaires étrangères et des guinéens de l’étranger, le ministère du commerce a présenté la zone de libre-échange continentale africaine. Cette présentation a été faite en milieu de l’après-midi de ce jeudi 02 mai 2019. C’est le négociateur en chef Mamadou Saliou SOW, conseiller juridique du ministère.

Cette présentation a porté sur le contexte et généralités, les objectifs phares, le champ d’application, l’architecture institutionnelle des négociations, les principes directeurs des négociations, les résultats obtenus et la structure de l’accord de la ZLECAf.
Parlant des objectifs phares le négociateur en chef a indiqué que la ZLECAf va permettre de : 
 créer un marché unique pour les marchandises et les services facilité par la circulation des personnes afin d’approfondir l’intégration économique du continent africain et conformément à la vision panafricaine d’une « Afrique intégrée, prospère et pacifique » telle qu’énoncée dans l’Agenda 2063 ; 
 contribuer à la circulation des capitaux et des personnes physiques et faciliter les investissements en s’appuyant sur les initiatives et les développements dans les États parties et les CER ; 
 poser les bases de la création d’une union douanière continentale à un stade ultérieur; 
 favoriser des chaînes de valeur régionales propices à l’intégration dans l’économie mondiale ;
 dynamiser l’industrialisation, la compétitivité et l’innovation contribuant ainsi au progrès et au développement socio-économiques de l’Afrique.

Selon lui, avant la rentrée en vigueur de cet accord, beaucoup de défis restent à relever. Ces défis sont entre autres: 
 la faible qualification des ressources humaines et leurs sous exploitation du fait de l’inadéquation entre la formation et le besoin du marché de l’emploi;
 La faible capacité d’offre;
 L’insuffisance d’infrastructures appropriées (routières, portuaires, ferroviaires, énergétiques, hydrauliques, des TIC, qualité, de stockage etc);
 Les coûts élevés des facteurs de production pour les entreprises, PME et PMI;
 Les difficultés de conformité aux normes internationales requises pour l’accès aux marchés internationaux;
 Et manque de crédits agricoles; et 
 L’absence de spécialistes en commerce international au sein de nos missions diplomatiques.

Pour ce faire, le négociateur en chef de la ZLECAf a sollicité l’accompagnement des diplomates afin de relever ces défis comme par trouver des partenariats et débouchés pour nos produits agricoles dont la qualité est universellement reconnue : café, cajou, ananas, mangues, fonio, produits halieutiques, pour contribuer au redressement de notre balance commerciale à travers l’Agence Guinéenne de Promotion des Exportations ;

Il faut préciser que déjà, 52 pays de l’Union Africaine sur 55 ont signé l’accord, 22 ont ratifié et 21 sur les 22 ont déposé leurs instruments de ratification.

Le Service de Communication du Ministère

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